Le donjon de Montaner s'élève à près de 40 m de hauteur, surgissant d'un carré parfait (symbole médiéval de l'Harmonie) de 13,70m de côté. L'écusson des Foix-Béarn et la devise, "Febus me fe", finement sculptés dans dans un magnifique calcaire surmontent la porte d'entrée - tel un sceau alliant force et raffinement.
Fébus me fe.
Dès le XII° siècle, le château devint l'une des pièces essentielles de la politique d'expansion menée par le vicomte Gaston III de Foix-Béarn, dit Fébus. Ce dernier réussit à rendre le Béarn indépendant et consacra sa vie entière à la réalisation de son rêve : unifier toutes les terres s'étendant de Foix à Orthez et ainsi créer un véritable Etat pyrénéen. Cependant, le vicomte se heurta aux ambitions de son puissant voisin, le comte d'Armagnac, désireux de contrôler la Gascogne. Les deux hommes s'affrontèrent ainsi pour la possession de la Bigorre (dont le dernier Comte n'avait pas laissé d'héritier), indispensable à la réalisation de leurs ambitions respectives. La bataille de Launac en 1362, consacrant la victoire de Fébus sur son adversaire, fut un tournant décisif dans la lutte pour le contrôle de cette partie du piémont pyrénéen
Des images détachées de tout contexte littéraire représentaient le cerf dans son milieu naturel, parmi les animaux de la forêt, ou dans les scènes de chasse qui faisaient partie de la vie quotidienne au Moyen Âge.
Le cerf figure souvent dans les scènes bibliques, au Paradis, parmi les animaux de la Création dans l'Arche de Noé.
Le cerf est également représenté dans de nombreux épisodes du cycle arthurien.
Le cerf dans les fables
S'inspirant de la tradition antique, les auteurs de fables au Moyen Âge placent leur récit dans le monde animal, ce qui a largement contribué au succès de ce genre littéraire.
Attribuant aux animaux les comportements des hommes, tout en mettant l'accent sur des propriétés spécifiques de chaque animal, telles que la ruse, la force, la malice, les fables en tirent une moralisation qui doit servir d'exemple aux hommes. Si les fables mettent en valeur la beauté du cerf et de ses bois, ce dernier y est souvent la victime.