Le donjon de Montaner s'élève à près de 40 m de hauteur,
surgissant d'un carré parfait (symbole médiéval
de l'Harmonie) de 13,70m de côté. L'écusson
des Foix-Béarn et la devise, "Febus
me fe", finement sculptés dans dans
un magnifique calcaire surmontent
la porte d'entrée - tel un sceau alliant force et
raffinement.
Fébus me fe.
Dès
le XII° siècle, le château devint
l'une des pièces essentielles de la politique d'expansion
menée par le vicomte Gaston III de Foix-Béarn,
dit Fébus. Ce dernier réussit à
rendre le Béarn indépendant et consacra sa vie
entière à la réalisation de son rêve
: unifier toutes les terres s'étendant de Foix à
Orthez et ainsi créer un véritable Etat pyrénéen.
Cependant, le vicomte se heurta aux ambitions de son puissant
voisin, le comte d'Armagnac, désireux de contrôler
la Gascogne. Les deux hommes s'affrontèrent ainsi pour
la possession de la Bigorre (dont le dernier Comte n'avait
pas laissé d'héritier), indispensable à
la réalisation de leurs ambitions respectives.
La bataille de Launac en 1362, consacrant la victoire de Fébus
sur son adversaire, fut un tournant décisif dans
la lutte pour le contrôle de cette partie du piémont
pyrénéen
Les élus du Département, de la Région et de la communauté de communes Vic-Montaner lors de l’ouverture
de la fête R Morlanne mairie d’Aast, D Lagahe maire de Montaner, P Caubios maire de Pontiacq, P Lagrave vice Pdt Com de Communes,
JL Curret Pdt de la Com de Communes, Joe Labazée Vice Pdt Conseil Régional, JJ Lasserre Président du Conseil Général,
MP Cabanne conseillère Régionale, M Pastouret Conseiller Général, A Lagahe Pdt Amis du Château.
"Au nom et en tout honneur de Dieu le créateur et seigneur de toutes choses et de son fils béni Jésus-Christ, et du Saint-Esprit, et de toute la sainte Trinité, et de la vierge Marie, et de tous les saints et saintes qui sont en la grâce de Dieu, je, Gaston, par la grâce de Dieu, surnommé Fébus, comte de Foix, seigneur de Béarn, qui tout mon temps me suis délecté spécialement de trois choses : les armes, l'amour et la chasse. Et comme pour les deux premières, il y a eu de bien meilleurs maîtres que moi, car de bien meilleurs chevaliers ont été que je ne suis, et bien des gens ont eu de plus belles aventures d'amour que je n'en eus, ce serait pour moi sottise d'en parler. Je néglige donc ces deux offices d'armes et d'amours, car ceux qui les voudront suivre comme il faut y apprendront mieux de fait que je ne le pourrais dire en paroles ; et c'est pourquoi je m'en tairai. C'est du troisième office, dont je doute d'avoir eu nul maître, si vaniteux que cela semble, que je voudrais parler, c'est-à-dire de la chasse, et je traiterai par chapitres de toutes les espèces de bêtes que l'on chasse communément, de leurs manières et de leur vie ; car il en est qui chassent les lions, les léopards, les chevaux et les bœufs sauvages, mais de cela je ne veux point parler, car peu les chasse-t-on. Mais des autres bêtes que l'on chasse communément et que les chiens chassent volontiers, j'ai l'intention de parler, pour instruire beaucoup de gens qui veulent chasser et ne le savent faire, quand ils en ont par aventure la volonté.