L’atelier d’armement

La préparation d’un spectacle médiéval ne pourrait se concevoir sans l’utilisation d’armes telles qu’épées ou boucliers mais aussi de tenues martiales destinées à protéger les vaillants chevaliers. C’est la vocation que s’est donnée l’atelier d’armement qui tente de reconstituer avec patience cotte de maille, épée, écu ou autre heaume…
Autant dire que la tâche est difficile et que toutes les bonnes volontés seront les bienvenues. Ici il faut faire preuve d’imagination, savoir recycler des objets hétéroclites, demander l’aide de ceux qui savent travailler les métaux, le bois etc… pour pouvoir enrichir d’année en année l’armement de la Tour !

Participer à l’atelier d’armement signifie sans aucun doute que l’on a gardé au fond de soi une parcelle de petit garçon qui devenu adulte rêve encore d’aventures féeriques. Quel site mieux que la Tour de Montaner pouvait offrir à ces joyeux bénévoles l’occasion de continuer ce miracle de l’enfance retrouvée. Que ceux qui ont envie de rêver encore un peu nous rejoignent pour fourbir de nouvelles armes en offrant leurs bras et leur patience. Nous partons aujourd’hui la fleur à la hallebarde, sans trop savoir ce que nous serons capables de faire mais une chose est sûre… nous le ferons !

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Cet atelier souhaite bien entendu découvrir les techniques d’autrefois, tout en sachant qu’il nous faudra nous adapter à notre siècle. Nous avons appris à fabriquer de la cotte de maille et croyez bien que cela n’est pas facile au début mais qu’ensuite il s’agit d’un jeu d’enfant. Petit à petit la cotte s’agrandit, pèse de plus en plus lourd dans la main et son toucher devient un véritable plaisir, pourquoi pas une méthode antistress ! Ce modeste atelier doit faire tout à partir de rien, si ce n’est son enthousiasme, celui de la vie associative qui a résolument décidé de quitter notre époque pour revivre un instant à l’ombre de la Tour. Ici on ne jette rien : un vieil entonnoir, une tringle à rideau, une chute de ferraille, des lanières de cuir, des morceaux de bois, des plumes de couleur, des tuteurs de jardinage etc… tout pourra servir et retrouver une fois transformé et orné de multiples couleurs, la noble fonction d’une lance de chevalier, d’une épée valeureuse, d’un casque plein de fierté etc… vous comprendrez aisément qu’équiper la garnison de Fébus demandera beaucoup de travail, aussi c’est une véritable « mobilisation générale » où chacun pourquoi pas, pourrait se charger de fabriquer à sa guise un objet aussi simple qu’un écu découpé dans un contreplaqué qui une fois décoré deviendra un bouclier prestigieux. Rejoignez notre atelier si le cœur vous en dit et la moindre contribution aura à nos yeux une grande valeur.
À vos armes braves gens !

Fabrication de la cotte de maille :
Le matériel requis comprend un bâti en bois d’environ 40 cm de large destiné à la fabrication d’un « ressort » de fil de fer galvanisé de 1.8 mm de diamètre qui sera enroulé autour d’une tige de fer de 8 mm de diamètre et tordue à une extrémité en forme de manivelle.

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On aura pris soin auparavant de percer 2 trous au ras des planches latérales pour y mettre 2 clavettes empêchant la tige de tomber. Un 3eme trou sera fait sur la gauche de la tige pour enfiler le début du fil de fer. L’ensemble sera lesté par des pierres disposées dans le bac inférieur.
Il est conseillé de bien choisir les pinces pour enchaîner les anneaux. Nous avons opté personnellement pour un ensemble de 4 pinces indispensables : une pince russe Facom de 21 cm ou plus, 2 pinces coudées Bost de 20 cm avec ouverture automatique et une pince Bost de 13.5 cm plus fine pour enfiler les anneaux ouverts

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Armuriers au travail !

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